Nous habitons un immeuble de la ZUP du Bois-du-Verne à Montceau-les-mines





Depuis 1er août 2009, nous habitons au 4ème étage d'un immeuble de la ZUP du Bois-du-Verne à Montceau-les-mines et nous ne regrettons surtout pas ce choix.
Merci à l'OPAC Saône-et-Loire
C'est vrai, qu'on entend tout et n'importe quoi, simplement en disant qu'on recherche un logement HLM dans une ZUP gérée par l'OPAC (pensez-donc ... des bloks ...!), mais c'est souvent ceux qui ne connaissent pas ou se refusent de connaître qui en parlent le plus en mal.
Pour notre part (Annie et moi), en acceptant le premier logement proposé nous constatons que les bonnes surprises succèdent à d'autres bonnes surprises.
1/ première bonne surprise - L'Office Public de l'Habitat - OPAC Saône-et-Loire - est à notre avis ce qui se fait de mieux en matière d'administration publique au service des personnes.
Tous les salariés et responsables que nous avons rencontrés sont compétents, serviables, polis et surtout ils savent et ont appris à écouter quand bien même, tous les problèmes individuels des locataires sont bien trop souvent délicats, sérieux et difficiles à résoudre.
On ressent une réelle volonté politique de positionner cette administration en véritable service public digne de ce nom - Pour vous en convaincre allez voir le site de l'OPAC et croyez-nous "c'est pas du bidon" -
2/ deuxième bonne surprise - Le voisinage ... la vie en immeuble collectif impose certaines contraintes que la grande majorité des locataires acceptent tout naturellement. Nous constatons que chacun se veut et s'affiche respectable et respectueux à la condition toutefois d'être respecté dans ses différences ... Cela nous convient très bien à Annie et moi, car c'est très proche de la définition que nous donnons au mot "honneur"
3/ troisième bonne surprise - La solidarité et l'absence de communautarisme ... c'est vrai qu'il y aura toujours des mauvais coucheurs, des gamins qui s'amusent et des personnes trop absorbées par des énormes problèmes au quotidien mais globalement on ressent une vraie solidarité sans complaisance et cela aussi nous convient très bien
4/ et toutes les autres bonnes surprises - Donc nous sommes heureux de vivre à la ZUP du Bois du Verne et nous revendiquons notre appartenance à cette population.




En 1949 j'ai 6 ans, c'est l'après guerre et les grands conflits sociaux de la CGT. je ne suis qu'un gamin parmi d'autres qui fait du porte à porte pour distribuer "l'Umanité" à ses voisins d'une cité ouvrière à Montceau-les-mines. Tout devait être normal, j'aurais pu, j'aurais du me fondre dans le moule et pourtant pour moi gamin de la cité, j'ai vécu la soupe populaire et ces mouvements sociaux forts comme une humiliation profonde et indélébile. J'ai su immédiatement que je resterai toujours un "écorché vif" toujours prêt à se battre pour les causes perdues et les grandes ou moins grandes certitudes. C'est pourquoi vers l'âge de 10 - 12 ans je me suis fait des promesses qui me guideront à tous les instants de ma vie. Et même alors que j'étais adolescent, je ne m'intéressais qu'aux filles qui pourraient m'accompagner dans mon futur défini.
Et grâce à dieu ou un guignol du même acabit, j'ai rencontré Annie qui acceptait cette vie et ce challenge choisi et formulé. Dès 1964, avant même notre mariage nous avions rêvé d'une famille nombreuse, d'un clan où aucun des membres (nous compris) ne sera pas "riche", "pauvre" et surtout pas "philosophe", "savant", "célèbre", ou "investi d'une mission, d'un uniforme ou d'un rôle" ; en revanche, nous serions tous ouverts, disponibles et hospitaliers ... et particulièrement à quiconque refuse et combat le racisme, la xénophobie, l'arbitraire, l'exclusion, l'esclavagisme, le fanatisme, le sexisme, la misère, la tyrannie, le despotisme et/ou ..... la fatalité.
Dès 1964, nous avions défini toute une serie de chantiers écoles pour nos enfants dont les principaux seraient : 1/ une école destinée à démystifier le monde de la science, du savoir et du savoir-faire 2/ une école destinée à relativiser le bien et le mal et à toujours prendre de la distance devant celle ou celui qui prétend savoir 3/ une école destinée à demeurer toujours libre devant les certitudes de toutes sortes et la "bonne pensée" officielle ou non.
Alors dès 1964 nous avions défini que les "petits" seraient aptes à être "réintroduits" dans le "milieu naturel" seulement après cet apprentissage de la vie dans lequel Annie et moi étions l'exemple. Et maintenant en 2018 pouvons-nous dire que nous avons réussi ? Ai-je réussi ?





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